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Maréchal-ferrant, Meilleur Ouvrier de France et bénévole à L’Outil en Main !

Deux questions à Luc Leroy, bénévole à L’Outil en Main d’Hérouville Saint Clair (14)

Quel métier faites-vous découvrir aux jeunes de L’Outil en Main ?

Je suis maréchal-ferrant, en retraite maintenant. C’est un métier que l’on pense révolu alors qu’il est d'actualité, tant que les gens jouent aux courses ! Dans toute la filière équine, en particulier dans des régions comme en Normandie, mais aussi ailleurs en région d'élevage, il y a besoin de maréchaux.

J’ai passé le concours du MOF en 1994 : cela permet de pousser la finition du métier au maximum et d’avoir une bonne rigueur.

Le métier de maréchal-ferrant aujourd'hui, c’est par exemple le suivi de la croissance des poulains. Il s'agit de s'en occuper pour agir sur la croissance des os, pour qu'elle soit la meilleure possible. Il faut parer les pieds en conséquences. Il y aussi la protection des pieds pour qu’ils puissent travailler correctement, en course c’est un travail d’équilibrage et de préparation des pieds pour que le cheval puisse courir pieds nus pour être plus performant. Certains chevaux sont plus performants ainsi, complétement déferrés.

Cela est permis pour les trotteurs, mais attention, interdit chez les galopeurs. Mais pour bien courir déferré, il faut être bien ferré avant ! Il faut préparer le cheval pour que ce soit assez confortable et que le pied ne soit pas trop usé dans la ligne droite d’arrivée (3-4 mm de pied à user mais pas de trop non plus, sinon ça casse). Donc c’est un travail délicat, et c’est aussi un travail d’entente entre l’entraineur et le maréchal ferrant. Les chevaux sont referrés aussitôt après pour retravailler. Le cheval ne courre pas plusieurs fois d’affilé déferré.

Le cheval déferré, avec moins de poids, on dit qu'il « rase le tapis », c’est-à-dire que le pied va moins se lever du sol. Si vous avez du poids évidemment cela accentue les mouvements donc le pied monte plus haut. On se dit « il va plus haut donc plus loin » mais en fait il perd du temps.  

Pour les chevaux de saut c’est encore différent, puisque ce sont des épreuves d’effort court, moins rapide mais plus violent. Dans ce cas, il peut y avoir des fers en aluminium, des fers collés aussi maintenant, et des résines : c’est un métier qui évolue aussi beaucoup !

Pourquoi êtes-vous engagé à L’Outil en Main auprès des jeunes, qu’est-ce que cela vous apporte ?

C’est la 4ème année que je suis engagé à L’Outil en Main d’Hérouville Saint Clair. Un peu par hasard, car je connaissais L’Outil en Main et je me disais que j’aurais bien aimé le faire. Mais c'était difficile d'envisager d'accueillir des jeunes dans mon atelier, et travailler directement avec les chevaux peut être dangereux avec des enfants.

Pourtant, il y a beaucoup d’autres travaux à faire par les enfants : fabriquer des pinces avec du fer à béton par exemple, je leur trouve toujours des petits objets à fabriquer. Et puis c'est en parlant avec un collègue déjà bénévole que ça s'est fait. Il m’a proposé de venir avec mon camion dans la cour des locaux de L’Outil en Main. Du coup je travaille avec les enfants dans la cour avec mon matériel. Seul le mauvais temps nous embête un peu !

Les enfants sont très réceptifs, si vous leur faites faire des petits objets assez simples. On voit l’objet se former rapidement, que ce soit un fer ou un cure pieds par exemple, en une après-midi. Ils sont contents car ils partent d’un bout de fer qui leur paraît bien abstrait, brut et pas malléable. Puis on le chauffe, on le travaille et  ils ont en résultat un objet fabriqué en deux heures : ils sont très contents !

C’est une satisfaction de transmettre et de se dire que ce que l’on connaît, on peut le transmettre. Pas nécessairement pour qu’ils fassent ce métier là en particulier mais pour que ça leur ouvre l’esprit sur le travail manuel en général.

Quand j’étais en activité, j’ai formé des apprentis et c’est dans le même état d’esprit que je m’engage aujourd’hui. Avec le concours du Meilleur Ouvrier de France (1994), on s’occupe aussi du Concours du Meilleur Apprenti de France. Tout cela est une continuité ! Si on en transmet pas, on peut se retrouver tout seul dans son coin. Si l’on peut faire partager notre savoir-faire, tant mieux, et sans prétention. Et les jeunes apprécient de faire quelque chose de concret avec leurs mains.

Je me rappelle, quand j’étais jeune, à l’école, on pouvait avoir l’impression que l’apprentissage est abstrait. En donnant forme à des objets, les jeunes ont la sensation de réaliser quelque chose. Ça leur permet parfois de réapprendre mieux dans d’autres domaines. Par exemple, pour faire les objets, je les interroge sur les dimensions, le calcul...et ça fait écho à d’autres apprentissages.  

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